Tristan Alba

Secteur — retail

Votre base client travaille pour le siège, pas pour vos magasins

Une enseigne à réseau accumule une base client considérable et l'exploite presque toujours de la même façon : des campagnes nationales pilotées au siège, mesurées en taux d'ouverture. Le magasin, lui, ne voit rien passer — alors que c'est le seul endroit où la vente se conclut.

D'où vient la légitimité

Chez Cultura, sur la fidélisation web : segmentation RFM globale et par métier, analyse des comportements clients, triggers d'up-sell et de cross-sell, retargeting, relance sur paniers abandonnés. C'est là que j'ai appris que la donnée client ne vaut que par ce qu'un vendeur peut en faire.

Ce qui bloque, dans ce secteur précisément

La segmentation reste au siège

Une segmentation RFM bien construite identifie les clients à réactiver, ceux qui décrochent et ceux qui valent qu'on s'en occupe. Tant qu'elle produit des campagnes nationales et rien qui arrive au magasin sous forme de liste actionnable, elle ne change pas le chiffre d'affaires du point de vente.

Le vendeur n'a pas d'écran, et c'est un fait

En surface de vente, l'outil disponible est un mobile, entre deux clients. Tout dispositif qui suppose une session assise devant un ordinateur ne sera pas utilisé. Ce n'est pas un problème d'adhésion : c'est une contrainte physique du métier.

Le programme de fidélité mesuré en encartage

Le nombre de porteurs de carte est un indicateur d'activité, pas de performance. Ce qui compte est la part du chiffre d'affaires identifié, la fréquence de retour et le panier des clients réactivés — trois chiffres que peu d'enseignes suivent au niveau du magasin.

L'omnicanal qui coupe le magasin de la vente

Quand une commande en ligne préparée en magasin n'est pas rattachée au point de vente dans les indicateurs, le magasin subit la charge sans le bénéfice. La conséquence est prévisible : le dispositif est appliqué au minimum.

92 000Contacts gérés dans un même CRMKEDGE Business School — 12 000 étudiants et 80 000 alumni, plus de 100 utilisateurs · 2015-2018
170Utilisateurs pilotés sans lien hiérarchiqueGroupe Parot — concessions VN, VO et poids lourd · 2018-2025
12 000Leads traités par anGroupe Parot — dont 4 000 sur périmètre direct · en rythme annuel

Ce qu'on met en place

Questions fréquentes

Comment faire descendre la donnée client jusqu'au magasin ?
En la transformant en liste d'actions plutôt qu'en analyse. Un vendeur n'exploite pas un segment : il exploite une liste courte de clients à rappeler, avec le motif et l'historique nécessaires, accessible sur mobile en moins de deux minutes. La segmentation reste au siège, sa traduction en gestes commerciaux doit arriver au point de vente.
Quels indicateurs pour un réseau de magasins ?
La part de chiffre d'affaires identifié — c'est-à-dire rattaché à un client connu — la fréquence de retour, le panier des clients réactivés, et la transformation des actions de clienteling. Le nombre de porteurs de carte et le taux d'ouverture des campagnes mesurent l'activité du siège, pas la performance du réseau.
Un CRM est-il adapté à une force de vente en surface ?
À condition d'être conçu pour l'usage réel : mobile, sessions très courtes, saisie minimale, et une contrepartie visible pour le vendeur. Un CRM de commercial sédentaire transposé en surface de vente n'est pas adopté, quel que soit l'effort de formation — la contrainte est physique avant d'être culturelle.

Autres secteurs

Un quart d'heure pour savoir si ça vaut le coup

Décrivez-moi votre organisation marketing et commerciale et votre volume de leads. Si le sujet n'est pas dans mes cordes, je vous le dirai dans l'échange.